Libération immédiate requise des 10 participants de la Caravane de la Résilience détenus en Libye

Gaza – Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a exprimé sa profonde inquiétude quant au sort de dix participants et sympathisants de la « Caravane de la Résilience » (Soumoud), qui demeurent arbitrairement détenus sur le territoire libyen depuis huit jours, dans un contexte de rupture totale de communication avec leurs familles et d’absence complète d’informations fiables concernant leur situation sanitaire ou juridique.

Dans un communiqué publié dimanche, le Centre a indiqué que la deuxième Caravane maghrébine de la Résilience avait pris la route avec des cargaisons d’aide humanitaire et médicale, réunissant plus de 200 participants de différentes nationalités maghrébines et arabes. Son objectif était d’atteindre la bande de Gaza assiégée par voie terrestre à travers les territoires libyen et égyptien. Dans la soirée du dimanche 24 mai, les forces de sécurité relevant des forces du maréchal à la retraite Khalifa Haftar ont arrêté dix participants à la caravane alors qu’ils franchissaient le poste de contrôle occidental de la ville de Syrte, dans l’est de la Libye, en direction de la frontière égyptienne.

Le Centre a précisé que les personnes détenues comprennent des médecins, des ingénieurs, des enseignants, des avocats et des militants originaires de plusieurs pays. Elles ont été arrêtées uniquement en raison de leur participation à une initiative à caractère exclusivement humanitaire et civil. Le Centre a souligné que la solidarité avec Gaza face au génocide ne constitue pas un crime, mais un acte humanitaire qui mérite d’être soutenu et encouragé.

Selon les organisateurs de la caravane, toutes les tentatives de communication avec les détenus sont restées infructueuses jusqu’à présent. La direction de la caravane a décidé de suspendre son avancée et de maintenir le convoi à environ 60 kilomètres à l’ouest du poste de Syrte afin de préserver la sécurité des autres participants et d’éviter toute escalade sécuritaire. Des informations indiquent par ailleurs que les détenus ont été transférés vers la ville de Benghazi.

Le Centre a exprimé sa vive préoccupation face aux informations faisant état de conditions de détention difficiles et potentiellement dangereuses, en l’absence de toute procédure juridique claire ou annoncée susceptible de conduire à leur libération. Il a regretté cette détention arbitraire visant des personnes solidaires de Gaza, après les arrestations arbitraires et les mauvais traitements infligés par Israël à des centaines d’autres militants.

Le Centre a ajouté que l’inquiétude est d’autant plus grande que les détenus demeurent privés de tout contact même après l’Aïd al-Adha, ce qui a profondément affecté leurs familles et les personnes mobilisées en leur faveur, tandis que les autorités de l’est de la Libye n’ont fourni aucune justification juridique claire à leur détention ni aucune garantie humanitaire concernant leur situation.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a appelé les autorités libyennes à fournir une explication juridique transparente des motifs de cette détention ou, à défaut, à procéder à leur libération immédiate et à respecter leur droit à la liberté individuelle, garanti par le droit international des droits de l’homme.

Le Centre a également demandé que les lieux de détention soient révélés, que l’état de santé des détenus soit communiqué, et que leurs familles ainsi que leurs représentants légaux soient autorisés à leur rendre visite et à communiquer avec eux sans délai. Il a insisté sur la nécessité de garantir leur intégrité physique et psychologique durant toute la période de détention et de respecter pleinement les normes internationales relatives au traitement des personnes privées de liberté.

Enfin, le Centre a appelé la société civile arabe et internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains à renforcer les actions de solidarité médiatique et juridique, à mettre en lumière le sort des détenus et à intensifier les efforts de plaidoyer afin de garantir leur sécurité et d’obtenir leur libération dans les plus brefs délais.

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