Gaza – Le Centre Gaza a confirmé la poursuite des graves violations israéliennes durant les cent premiers jours de l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, ce qui indique la continuation du crime de génocide, même s’il se manifeste par des moyens différents et des mécanismes moins intenses.
Le Centre a précisé, dans un communiqué publié lundi, que sur la base de l’observation quotidienne sur le terrain, l’accord n’a pas apporté de protection aux civils. Il s’est plutôt transformé en un cadre formel sous lequel ont été couvertes des actions de meurtre, de ciblage, de famine et de privation des éléments essentiels à la vie des civils palestiniens.
Il a indiqué que durant 99 jours de cessez-le-feu, Israël a tué 479 Palestiniens et en a blessé 1 280 autres, ce qui représente une moyenne d’environ 5 morts et 13 blessés par jour.
Il a ajouté que 91,9 % des victimes étaient des civils, tandis que les enfants, les femmes et les personnes âgées représentaient 51,6 % du total des victimes.
Il a également souligné que le pourcentage de civils parmi les blessés atteignait 99,2 %, tous ayant été touchés dans des zones censées être protégées.
Il a insisté sur le fait que ces données choquantes ne reflètent pas des incidents isolés, mais un schéma de meurtre répété, ciblant les groupes les plus vulnérables et confirmant l’absence de toute intention de respecter les règles du droit international humanitaire.
Le centre des droits de l’homme a confirmé avoir recensé 1 285 violations sur le terrain durant 99 jours, soit une moyenne de 13 violations par jour, incluant des bombardements aériens et d’artillerie, des tirs, des incursions de véhicules militaires, la destruction de maisons et des arrestations.
Il a souligné qu’aucun jour ne s’est écoulé sans violation, précisant que cette réalité détruit l’essence même du cessez-le-feu, le transformant en un outil de gestion de l’agression et du génocide plutôt qu’en un mécanisme destiné à les arrêter.
Le Centre Gaza a également indiqué qu’Israël n’a pas respecté l’introduction de l’aide conformément aux dispositions de l’accord, précisant que le nombre réel de camions ayant pénétré dans Gaza était en moyenne de 260 par jour, soit seulement 43,3 % du nombre convenu. Quant aux camions de carburant, ils n’ont représenté que 12,9 % des besoins stipulés.
Il a affirmé que ce déficit sévère a eu un impact direct sur la vie quotidienne de plus de deux millions de Palestiniens, avec des services de santé perturbés, une diminution des services d’eau et une augmentation de la faim, le tout résultant d’une politique israélienne systématique utilisant l’aide comme outil de pression et de punition.
Il a insisté sur le fait que ce qui se passe ne se limite pas à des violations, mais constitue des actes qui, dans leur ensemble, représentent la poursuite du crime de génocide, affirmant que ces actions s’inscrivent dans un contexte plus large visant à épuiser la société palestinienne et à la pousser vers un effondrement progressif.
Le Centre Gaza pour les droits de l’homme a déclaré que ces violations, en plus de constituer une infraction flagrante à l’accord de cessez-le-feu, représentent également une violation grave des Conventions de Genève, s’élèvent au rang de crimes de guerre et font partie d’un contexte plus large de génocide continu contre la population de la bande de Gaza.
Il a souligné que le silence international et l’impunité persistante contribuent directement à permettre à Israël de commettre ces crimes et de les répéter, appelant la communauté internationale à agir de manière immédiate et efficace pour garantir : un véritable cessez-le-feu, la protection des civils sans exception, l’acheminement de l’aide sans restriction, et la mise en cause des responsables israéliens ainsi que de leurs complices pour les crimes commis.



