Les engins explosifs non détonés mettent en danger la vie des civils à Gaza.

Gaza – Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a mis en garde contre les risques graves et croissants résultant de la présence continue de milliers de munitions non explosées dans différentes zones de la bande de Gaza. Cela est dû à la poursuite des attaques militaires israéliennes depuis 29 mois. Il a souligné que ces restes de guerre sont devenus une menace quotidienne directe pour la vie des civils et entravent sérieusement les efforts de secours et de reconstruction.

Le Centre a déclaré, dans un communiqué de presse à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au danger des mines, qui coïncide avec le 4 avril, que l’ampleur des bombardements intensifs subis par le territoire lors de l’offensive militaire israélienne a laissé d’énormes quantités d’obus, de roquettes et de matières explosives non détonées. Celles-ci sont désormais enfouies sous les décombres des maisons détruites, dans les rues, les terres agricoles et au sein des zones résidentielles, rendant tout déplacement des habitants extrêmement dangereux.

Le communiqué a également indiqué que des incidents d’explosions répétées ont été enregistrés lorsque des habitants tentaient de déblayer les décombres ou d’inspecter leurs maisons détruites, ce qui a entraîné des victimes et des blessures graves, parmi lesquelles des enfants. Il a souligné que la persistance de cette situation constitue une prolongation concrète des effets de l’offensive et instaure un environnement dangereux qui entrave le retour à une vie normale.

Il a rappelé que les estimations indiquent une accumulation d’environ 65 à 70 millions de tonnes de décombres résultant de la destruction de milliers de maisons, d’installations et d’infrastructures vitales. Parmi ces débris se trouvent près de 71 000 tonnes d’explosifs et de restes de guerre, comprenant plus de 20 000 munitions non explosées qui constituent de véritables bombes à retardement. Ces chiffres sont considérables au regard de la faible superficie du territoire et de la concentration de sa population dans des zones restreintes, en raison des ordres d’évacuation, des déplacements forcés et des vastes opérations de destruction menées par Israël.

Selon les données du ministère de la Santé à Gaza, 7 personnes, dont 5 enfants, ont été tuées et 49 autres blessées à la suite de l’explosion de munitions non explosées pendant la guerre. Ces statistiques restent provisoires en raison de l’absence de documentation précise de toutes les victimes, notamment des blessés, d’autres estimations faisant état de plus de 400 personnes blessées.

Le centre des droits de l’homme a souligné que la présence de ces munitions dans des zones civiles habitées constitue une violation manifeste du droit international humanitaire, qui oblige les parties au conflit à prendre toutes les mesures possibles pour limiter les effets des opérations militaires sur les civils. Il a également insisté sur la responsabilité de traiter les restes de guerre et d’éliminer leurs dangers après la cessation des hostilités.

Le centre a indiqué que les capacités locales sont limitées et insuffisantes pour gérer un tel volume de restes explosifs, en raison du manque d’équipements spécialisés et de l’expertise technique nécessaire, ce qui accroît les risques pour les équipes de la défense civile et les personnels humanitaires travaillant sur le terrain.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a appelé la communauté internationale à agir d’urgence pour former des équipes internationales spécialisées afin d’évaluer l’ampleur des risques, d’identifier les sites contenant des munitions non explosées et de les neutraliser en toute sécurité. Il a également demandé l’acheminement sans restriction des équipements et engins d’ingénierie nécessaires, ainsi que l’obligation pour les autorités d’occupation de fournir les cartes et informations concernant les munitions utilisées et leurs lieux d’impact.

Le centre a également appelé au lancement de campagnes de sensibilisation à grande échelle sur les dangers des objets suspects, en particulier auprès des enfants, afin de réduire le nombre de nouvelles victimes.

Le centre a conclu son communiqué en soulignant que la protection des civils ne s’arrête pas avec un cessez-le-feu, et que laisser des milliers d’explosifs sous les décombres sans les neutraliser constitue une menace permanente pour le droit à la vie et à la sécurité personnelle, tout en compromettant toute possibilité réelle de reconstruction et de rétablissement dans la bande de Gaza.

Le centre a conclu son communiqué en soulignant que la protection des civils ne s’arrête pas avec un cessez-le-feu, et que laisser des milliers d’explosifs sous les décombres sans les neutraliser constitue une menace permanente pour le droit à la vie et à la sécurité personnelle, tout en compromettant toute possibilité réelle de reconstruction et de rétablissement dans la bande de Gaza.

Partage:

Plus d’articles