Gaza – Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a déclaré que les forces de l’armée israélienne continuent, pour le 168e jour consécutif, de violer l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, à travers des opérations de قتل direct, des bombardements aériens et d’artillerie, ainsi que le ciblage de rassemblements civils, ce qui compromet l’essence même de l’accord et perpétue la situation humanitaire difficile, avec la poursuite des crimes de guerre israéliens.
Le centre a indiqué, dans un communiqué publié samedi, que les équipes de surveillance sur le terrain ont documenté une série de nouvelles attaques au cours des dernières heures, ayant entraîné la mort et des blessures parmi de nombreux Palestiniens dans différentes مناطق de la bande de Gaza. Il a précisé que la plus récente, survenue ce samedi matin 28 mars 2026, a conduit à la mort des deux frères, Fahmi et Saed Qaddoum, abattus par les tirs des forces d’occupation à l’est de la ville de Gaza, ainsi qu’à la blessure de plusieurs autres citoyens, dont l’un dans un état critique.
Le centre a également documenté un bombardement mené par des avions israéliens sur Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le mercredi 25 mars 2026, qui a entraîné la mort d’Abdel Rahman Mohammed Qanbour (22 ans) et fait plusieurs blessés.
Le centre a également indiqué avoir documenté une frappe menée par un drone israélien,Mardi soir, 24 mars 2026, aux abords du cimetière d’Al-Sawarha, au sud-ouest du camp de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, ayant entraîné la mort des citoyens Ahmed Mohammed Darwish (38 ans) et Nael Ahed Al-Nabahine (21 ans), ainsi que la blessure grave d’un autre civil.
Selon le bilan de terrain, le nombre total de Palestiniens tués depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, s’élève à 694 morts, dont 202 enfants, 83 femmes et 21 personnes âgées. Le nombre de blessés a atteint 1 888, parmi lesquels 558 enfants, 369 femmes et 96 personnes âgées.
Par ailleurs, un total de 2 160 violations sur le terrain a été enregistré מאז le début de l’accord, soit une moyenne d’environ 13 violations par jour, incluant des tirs, des bombardements d’artillerie, des frappes aériennes, ainsi que des opérations de destruction et des incursions.
Le centre des droits de l’homme a également confirmé que les autorités d’occupation continuent d’entraver le protocole humanitaire annexé à l’accord, en réduisant l’entrée de l’aide et du carburant à des niveaux critiques. Les données indiquent que ce qui est effectivement entré ne dépasse pas 40 % du total des camions convenus, tandis que le taux d’entrée du carburant n’a pas dépassé 14,9 % des quantités prévues, ce qui aggrave l’effondrement des services de base, entrave la réparation des réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement, et menace la vie des patients et des personnes déplacées.
Il a également confirmé la poursuite des restrictions imposées au poste-frontière de Rafah, notamment la réduction du nombre de voyageurs, l’entrave au déplacement des cas humanitaires et des malades, ainsi que l’arrestation d’un citoyen lors de son retour à Gaza, en violation flagrante du protocole humanitaire et des dispositions du droit international humanitaire.
Le centre a estimé que ces violations répétées constituent une grave atteinte à l’accord de cessez-le-feu et confirment la poursuite d’un schéma d’usage injustifié et excessif de la force contre les civils, ainsi que le ciblage de zones habitées et de rassemblements de personnes déplacées, dans un contexte s’apparentant à une politique de punition collective interdite par les Conventions de Genève, et reflétant la poursuite d’actes relevant du crime de génocide par différents mécanismes.
Il a souligné que la poursuite des bombardements et des opérations de tuerie malgré un cessez-le-feu déclaré révèle l’absence de volonté internationale de garantir le respect des obligations juridiques, et consacre une situation d’impunité qui encourage davantage de violations.
Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a appelé la communauté internationale et les parties garantes de l’accord à agir de toute urgence et efficacement pour mettre fin aux violations, assurer une protection internationale immédiate des civils, garantir le flux complet et inconditionnel de l’aide humanitaire, et ouvrir des enquêtes internationales indépendantes sur les crimes de meurtre et les attaques visant les civils pendant la période du cessez-le-feu, en vue de tenir les responsables devant la justice internationale compétente.



