La guerre contre l’Iran, un prétexte israélien pour intensifier la répression : fermeture d’Al-Aqsa et d’Al-Ibrahimi et renforcement des barrages en Cisjordanie.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a exprimé sa profonde inquiétude face à l’escalade des mesures et des restrictions militaires israéliennes à Jérusalem et en Cisjordanie, parallèlement au déclenchement d’une confrontation militaire entre Israël et l’Iran.

Il a également mis en garde contre des indicateurs dangereux montrant que l’atmosphère de guerre régionale est exploitée comme prétexte pour imposer de nouvelles réalités sur le terrain, au détriment des droits fondamentaux du peuple palestinien.

Le Centre a précisé, dans un communiqué, que les autorités d’occupation ont procédé, ce samedi matin 28 février 2026, à la fermeture des esplanades de la mosquée Al-Aqsa dans Jérusalem occupée.

Elles ont expulsé les fidèles et les employés du lieu, et fermé ses principales portes, notamment la porte des Cotonniers (Bab al-Qattanin), la porte du Fer (Bab al-Hadid), la porte des Maghrébins (Bab al-Ghawanmeh) et la porte du Roi Fayçal, sous prétexte de l’état d’urgence.

Selon le communiqué, les autorités ont également fermé le sanctuaire d’Al-Ibrahimi à Hébron jusqu’à nouvel ordre, empêché les employés du Waqf d’y accéder, et transformé ses abords en une caserne militaire, fortement déployée en soldats et en points de contrôle.

Il a souligné que ces mesures constituent une violation directe de la liberté de culte garantie par le droit international des droits de l’homme, notamment par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Elles représentent également un manquement grave aux obligations de la puissance occupante au titre de la Quatrième Convention de Genève, qui l’oblige à respecter et à protéger les lieux religieux et à garantir l’exercice des rites sans entrave.

Le centre de défense des droits humains a indiqué que le renforcement des mesures militaires israéliennes s’est étendu à différentes provinces de la Cisjordanie, où les forces d’occupation ont fermé les accès de plusieurs villes et localités.

Elles ont également durci les restrictions aux barrages et aux points de contrôle militaires, ce qui a conduit à l’isolement des communautés palestiniennes, à la limitation de la liberté de circulation des habitants et à l’entrave à leur accès à leurs lieux de travail ainsi qu’aux établissements de santé et d’enseignement.

Selon les données annoncées, le nombre de barrages et de portes militaires israéliens en Cisjordanie a dépassé 916, dont 243 ont été installés après le 7 octobre 2023, consacrant clairement une politique de morcellement du territoire et l’imposition d’un régime de fermeture généralisée.

Le centre a estimé que cette tendance croissante des restrictions ne peut être dissociée du contexte politique et militaire plus large, soulignant que le déclenchement d’une confrontation régionale ne confère pas à l’État d’occupation un mandat illimité pour suspendre les droits des populations sous occupation ni pour étendre la portée de la punition collective.

Il a insisté sur le fait que l’exploitation de l’état de guerre pour intensifier les brutalités et renforcer le blocus sur la bande de Gaza, ou pour imposer davantage de restrictions en Cisjordanie et à Jérusalem, s’inscrit dans une politique systématique visant à imposer de facto une réalité par la force, en violation flagrante du principe d’interdiction de l’annexion par la force et du principe selon lequel les nécessités de sécurité ne peuvent justifier des violations graves.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a averti que le maintien du silence international face à ces politiques crée un environnement propice à l’impunité et envoie un message dangereux selon lequel les droits des Palestiniens peuvent être suspendus à chaque fois qu’une crise régionale éclate.

Il a souligné que la protection des civils sous occupation est une obligation légale inaliénable, qui ne peut être suspendue sous aucun prétexte politique ou militaire.

Le centre a appelé la communauté internationale, en particulier les parties hautement contractantes aux Conventions de Genève, à intervenir de toute urgence pour mettre fin aux mesures de fermeture collective, lever les restrictions imposées aux lieux de culte, garantir la liberté de circulation et arrêter toute escalade militaire dans la bande de Gaza.

Il a affirmé avec certitude que toute tentative d’imposer une nouvelle réalité sous le couvert de la guerre restera juridiquement nulle et sera rejetée par les normes du droit international, lesquelles ne s’éteignent ni par le temps ni sous prétexte d’état d’urgence.

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