Appel à une enquête sur l’implication de responsables onusiens dans les politiques israéliennes à Gaza

أونروا

Gaza – 7 octobre 2025

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a exprimé sa profonde préoccupation face aux révélations publiées par le site The New Humanitarian, faisant état d’informations graves sur l’implication présumée de responsables au sein du système des Nations unies dans un alignement avec les politiques israéliennes visant à affamer la population palestinienne et à la soumettre par la force dans la bande de Gaza.

Dans un communiqué publié mardi, le Centre a exhorté les Nations unies à ouvrir des enquêtes sérieuses sur ces informations et à appliquer les principes de transparence et d’intégrité.

Il a mis en garde contre la gravité des faits évoqués dans le rapport publié par The New Humanitarian, selon lequel Susanna Tkalec, adjointe au coordinateur humanitaire des Nations unies dans le territoire palestinien occupé, fait l’objet de graves accusations portées par ses collègues et des acteurs humanitaires à Gaza.

Ces accusations concernent notamment la politisation de l’aide humanitaire au profit d’Israël, l’affaiblissement de la coordination entre les acteurs humanitaires, et l’exclusion de l’UNRWA (Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens) de son rôle central dans la gestion et la distribution des aides.

Le Centre a souligné que les témoignages rapportés au sujet de Mme Tkalec, selon lesquels elle aurait permis aux autorités d’occupation israéliennes d’interférer dans le mécanisme de distribution de l’aide, fait preuve d’hésitation à s’opposer aux restrictions imposées à l’entrée des secours, et repris à plusieurs reprises les récits israéliens sans vérification, nécessitent l’ouverture d’une enquête et sa suspension immédiate de ses fonctions, afin d’assurer un travail humanitaire professionnel et responsable.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a affirmé que ces révélations soulèvent de sérieuses inquiétudes quant à la transparence et à l’intégrité de l’action humanitaire dans les territoires palestiniens occupés.

Elles mettent en évidence l’ampleur de la dérive par rapport aux principes fondamentaux censés régir le travail des employés du système onusien, et illustrent la gravité de la politisation de l’aide humanitaire, transformée en instrument de pression au service de la vision israélienne visant à soumettre la population et à la priver de ses besoins vitaux les plus élémentaires.

Le Centre a insisté sur la nécessité pour les Nations unies et leurs différentes agences d’assumer leurs responsabilités face à la catastrophe humanitaire qui frappe la bande de Gaza — une catastrophe résultant d’une décision israélienne délibérée, s’inscrivant dans le cadre d’un crime de génocide, comme l’ont déjà conclu de nombreuses organisations internationales de défense des droits humains.

Le Centre a appelé l’ONU à ouvrir une enquête indépendante et exhaustive sur ces allégations, à garantir une responsabilité publique et transparente, et à restaurer les principes de neutralité et d’intégrité dans la gestion de l’aide humanitaire.

Il a également appelé à éloigner l’action humanitaire de tout biais ou engagement dans la réalisation des objectifs de l’occupation, et à redonner à l’UNRWA la capacité de remplir son rôle fondamental de fournir une assistance aux Palestiniens.

Le Centre a souligné que ce qui se déroule actuellement dans la bande de Gaza, deux ans après le début de l’agression israélienne, constitue un génocide à part entière, accompagné d’une famine généralisée et d’un effondrement complet des infrastructures sanitaires et humanitaires.

Une situation qui exige des actions immédiates et urgentes pour arrêter cette catastrophe, faciliter les secours et empêcher toute aggravation supplémentaire de la crise.

Le centre des droits a affirmé que reconnaître cette réalité et se conformer à ses exigences légales et humanitaires n’est plus un choix, mais une nécessité pour sauver ce qui peut l’être des vies de plus de deux millions de personnes confrontées à la mort par faim et maladie sous le blocus et les bombardements continus.

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