Gaza – 1er octobre 2025
Le Centre palestinien pour les droits de l’homme à Gaza a exprimé sa profonde inquiétude concernant les incidents survenus ce mercredi matin en mer Méditerranée. Un navire de guerre israélien s’est approché de l’ « Alma », le plus grand navire de la Flotte mondiale de la Résilience, dans une tentative d’intimidation. Des interférences ont également été signalées sur les systèmes de communication et de suivi de plusieurs navires participant à la mission, alors que le convoi se dirigeait vers Gaza pour livrer une aide humanitaire et briser le blocus illégal imposé depuis plus de 19 ans.
Le centre a précisé que des drones israéliens ont survolé les navires, qui comptaient 50 bateaux et plus de 500 activistes venant de 40 pays, afin de créer une pression psychologique sur les participants. Le navire israélien s’est approché à seulement cinq pieds de l’« Alma », perturbant les systèmes de communication de plusieurs bateaux avant de s’éloigner, permettant au convoi de reprendre sa route vers Gaza.
Le centre considère que ce comportement s’inscrit dans la continuité de la politique israélienne visant à étouffer le territoire et à l’isoler du reste du monde, en soulignant que l’interception ou la menace des navires civils en eaux internationales constitue une violation flagrante du droit international.
Il a souligné que la menace d’Israël d’attaquer les navires ou de les empêcher d’atteindre Gaza constitue un acte d’agression et une violation de la liberté de navigation internationale, et représente un crime au regard de la Charte des Nations unies, qui interdit l’usage de la force ou de la menace contre des navires civils. Le ciblage de la flotte humanitaire reflète également la volonté d’Israël de maintenir le blocus comme moyen de punition collective, ce qui constitue un crime contre l’humanité.
Il a indiqué que, selon la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (1982), les navires civils naviguant en haute mer bénéficient d’une immunité totale contre toute intervention, sauf dans les cas spécifiques prévus par le droit international, ce qui n’est pas applicable dans la situation actuelle. En effet, ces navires sont civils, transportent des volontaires et de l’aide humanitaire, et effectuent une mission strictement humanitaire après près de deux ans d’agression militaire israélienne sur la bande de Gaza, accompagnée de famine et de privation des besoins essentiels pour la population palestinienne.
Il a souligné que l’incapacité de la communauté internationale à mettre fin au génocide israélien contre les Palestiniens dans la bande de Gaza a poussé des volontaires du monde entier à entreprendre des actions pacifiques pour briser le blocus, une initiative qui doit recevoir soutien et protection en tant qu’acte purement humanitaire.
Le centre a affirmé que la protection de la Flotte de la Résilience aujourd’hui constitue un test direct de la sincérité de la communauté internationale dans l’application du droit international, ainsi que dans la défense des principes de justice, de liberté de navigation et du droit des peuples à vivre dignement. Il a appelé la communauté internationale, l’ONU et les pays d’origine de la Flotte de la Résilience à assumer leurs responsabilités en garantissant la protection complète des navires et de leurs occupants, et à prendre des mesures urgentes pour prévenir toute attaque israélienne éventuelle
Il a également appelé à faire pression sur Israël pour lever son blocus illégal sur la bande de Gaza et garantir que l’aide humanitaire parvienne à la population sans obstacles ni conditions politiques.



