47 jours d’exactions à Gaza… Israël a tué 350 Palestiniens, dont 130 enfants et 54 femmes.

Gaza – Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a déclaré que la poursuite par les forces israéliennes de violations systématiques du cessez-le-feu dans la bande de Gaza au cours des sept dernières semaines confirme la poursuite d’une politique de génocide contre les Palestiniens, dans un silence mondial troublant.

Le Centre a précisé, dans un communiqué publié ce jeudi, que les équipes de suivi sur le terrain enregistrent des violations quotidiennes qui n’ont jamais cessé depuis l’entrée en vigueur de l’accord, le 10 octobre dernier. Il a affirmé que les bombardements aériens et d’artillerie, les incursions, le ciblage de civils, les restrictions sur l’accès à l’aide humanitaire, ainsi que l’interdiction de circulation et de voyage, sont autant d’événements récurrents qui témoignent de l’absence de tout engagement réel à mettre fin aux opérations militaires.

Le centre des droits de l’homme a indiqué que les données documentées montrent que les violations commises par l’armée israélienne durant 47 jours ont été de nature vaste et systématique, causant la mort de 350 Palestiniens, dont 198 appartenant aux catégories les plus vulnérables — enfants, femmes et personnes âgées — soit 56,6 %.

Le Centre a indiqué que parmi les victimes figurent 130 enfants, 54 femmes et 14 personnes âgées, précisant que la majorité d’entre elles ont été ciblées à l’intérieur de la zone délimitée par la “ligne jaune”, définie dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu.

Il a également souligné que l’agression israélienne durant cette période a fait 889 blessés, dont 539 — soit 60,6 % — sont des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Il a confirmé que le nombre de violations avait dépassé 535 en 47 jours, soit une moyenne de plus de 11 violations par jour. Celles-ci incluent des tirs, des bombardements aériens et d’artillerie, des incursions de véhicules militaires, des arrestations ainsi que la démolition de maisons.

Il a également indiqué que l’occupation n’a pas respecté la carte de retrait convenue et a continué d’imposer un contrôle par le feu à l’intérieur des zones civiles, tout en menant délibérément des opérations quotidiennes de destruction systématique qui ont visé des centaines de maisons et de bâtiments qui n’avaient pas été détruits durant les deux années de génocide.

Le centre des droits de l’homme a averti que l’occupation s’emploie délibérément à détériorer l’environnement humanitaire, notamment en restreignant l’entrée de l’aide : seules 211 camions par jour sont effectivement entrés, malgré ses affirmations selon lesquelles environ 600 camions auraient été autorisés à passer.

Il a ajouté que la bande de Gaza demeure privée de l’entrée libre du carburant, tandis que l’accès aux équipements médicaux ainsi qu’aux matériaux nécessaires pour remettre en état les boulangeries, les réseaux d’eau et d’assainissement continue d’être interdit. Les fournitures vitales restent bloquées aux points de passage, alors que des milliers de camions s’entassent dans l’attente d’une autorisation jamais obtenue.

Le centre a souligné que ces mesures portent atteinte aux droits à l’alimentation, à la santé, au logement et à l’eau, aggravent la catastrophe humanitaire et rendent plus difficile la récupération après les effets de la faim et de la famine qui ont frappé la bande de Gaza et provoqué une augmentation de la malnutrition.

Il a indiqué que l’occupation continue de fermer le passage de Rafah dans les deux sens et d’interdire la circulation des voyageurs, tout en maintenant en détention des centaines de prisonniers et de disparus, dont elle refuse de révéler le sort. Il a affirmé recevoir de nombreux témoignages d’anciens détenus libérés, révélant des cas de disparition forcée, de mauvais traitements, de torture et de violences sexuelles.

Le centre des droits de l’homme a affirmé que ces faits montrent que ce qui se passe n’est pas constitué d’événements isolés, mais constitue une continuation directe de la trajectoire de génocide à laquelle les habitants de la bande de Gaza ont été exposés pendant deux ans.

Il a ajouté que le même schéma se poursuit : des tueries à grande échelle, la destruction de l’environnement de vie, l’imposition de conditions de vie visant les civils, leur anéantissement et la destruction des moyens de subsistance.

Il a ajouté qu’après 47 jours depuis l’accord de cessez-le-feu, l’agression ne s’est pas arrêtée, que la protection n’a pas été assurée et que la vie des habitants reste en danger. La situation humanitaire est désastreuse, et les intempéries ont révélé la gravité des conditions, provoquant l’inondation de centaines de tentes.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a appelé la communauté internationale à briser le cercle du silence, avertissant que ce silence aggrave le crime et offre à l’occupation une couverture politique pour poursuivre ses attaques.

Il a souligné que les États parties aux Conventions de Genève ont une responsabilité juridique directe d’agir, de lancer des enquêtes sérieuses, d’activer les mécanismes de responsabilité et de faire pression pour mettre fin immédiatement aux violations et garantir la protection des civils.

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