L’occupation israélienne condamne à mort les malades du cancer et de l’insuffisance rénale dans la bande de Gaza en leur interdisant les soins et les déplacements

مرضى السرطان في غزة

Gaza – Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a exprimé sa profonde inquiétude face à la détérioration sans précédent de la situation des malades atteints de cancer et d’insuffisance rénale dans la bande de Gaza.

Cette situation résulte des conséquences de l’agression militaire israélienne et du blocus imposé depuis plus de 19 ans. Les autorités d’occupation interdisent délibérément l’entrée de médicaments, de fournitures médicales et de pièces de rechange pour les appareils vitaux, tout en maintenant des restrictions strictes sur les déplacements des patients cherchant à se faire soigner en dehors du territoire.

Le Centre a déclaré, dans un communiqué publié ce dimanche, que cette situation ne laisse aucun doute sur le fait qu’Israël met en œuvre une politique de mort lente à l’encontre de milliers de malades, en les privant délibérément de leur droit à la vie et aux soins, transformant ainsi leur souffrance en un moyen cruel de punition collective.

Le Centre a rapporté, citant des sources médicales, qu’il y a environ 12 500 patients atteints de cancer dans la bande de Gaza, dont des enfants en bas âge, soulignant que les femmes représentent environ 52 % du total des malades du cancer dans le secteur.

Le Centre a indiqué que le manque d’outils de diagnostic et l’arrêt de la majorité des services d’examens et d’imagerie médicale ont permis de diagnostiquer seulement environ 1 000 patients.

Il est estimé qu’environ 3 000 autres malades n’ont pas encore été diagnostiqués et risquent une aggravation de leur état sans prise en charge médicale, ce qui annonce une catastrophe sanitaire silencieuse menaçant leurs vies.

L’interruption des traitements de chimiothérapie et des thérapies ciblées contre les tumeurs depuis octobre 2023 a entraîné la mort d’au moins 615 patients atteints de cancer depuis le début de l’agression contre Gaza, dont 179 décès enregistrés au cours du premier trimestre de l’année 2025 seulement, en raison du manque de médicaments ou de l’arrêt forcé des traitements.

Selon le communiqué, environ 700 patients souffrant d’insuffisance rénale sont menacés de mort en raison de l’arrêt de nombreuses unités de dialyse, causé par l’épuisement du carburant et la pénurie de filtres et de solutions médicales.

Les rapports de terrain montrent que plus de 400 patients atteints de maladies rénales sont décédés durant la même période, en raison de la réduction du nombre de séances ou de la panne des appareils, soit l’équivalent d’environ 40 % du total des cas enregistrés dans la bande de Gaza.

Le Centre tient les autorités d’occupation israéliennes pleinement responsables de cette situation, en raison de pratiques délibérées ayant conduit à l’effondrement du système de santé, notamment : l’interdiction d’entrée des médicaments et fournitures médicales destinés aux patients atteints de cancer et aux malades sous dialyse, ainsi que le refus ou le retard dans l’octroi des autorisations de déplacement pour se faire soigner dans les hôpitaux de la Cisjordanie et de Jérusalem.

Le centre des droits a également souligné que les attaques de l’occupation contre les hôpitaux et les centres médicaux spécialisés dans la radiothérapie et la dialyse, lors des bombardements répétés, ont aggravé la tragédie des patients palestiniens.

Le Centre a averti que ces politiques constituent une violation flagrante de l’article 56 de la Quatrième Convention de Genève, qui oblige la puissance occupante à fournir des soins médicaux à la population civile.

Elles constituent également un crime de guerre en vertu de l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, car elles représentent une forme de punition collective à l’encontre de la population protégée.

Le Centre a averti que la poursuite de cette situation catastrophique entraîne une mort lente pour des milliers de patients, dans un contexte d’inaction et de silence international injustifiés.

Il a appelé les Nations unies, l’Organisation mondiale de la santé et le Comité international de la Croix-Rouge à assumer leurs responsabilités légales et humanitaires, et à agir immédiatement pour sauver des vies, garantir le droit des patients aux soins, à la mobilité et à la dignité humaine.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a exigé la levée immédiate du blocus israélien et l’autorisation d’entrer tous les médicaments et équipements médicaux sans restriction.

Il a également demandé l’ouverture des points de passage pour les patients afin de leur permettre de voyager pour recevoir un traitement en temps voulu, et l’approvisionnement urgent et régulier des centres de soins en médicaments de chimiothérapie et en fournitures pour la dialyse.

Le Centre a exhorté la communauté internationale à agir efficacement pour faire pression sur les autorités d’occupation afin de mettre fin à l’utilisation des patients comme moyen de punition collective.

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