Nous apprécions ce que l’émission « Ce qui est caché est plus grand » a révélé et nous exigeons qu’elle soit exploitée pour poursuivre les personnes impliquées dans le meurtre de la petite Hind Rajab.

هند رجب

Gaza – Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a exprimé sa haute appréciation pour l’enquête d’investigation « Ce qui est caché est plus grand », diffusée par la chaîne Al Jazeera dans la soirée du lundi 20 octobre 2025, sous le titre « Les Poursuivis ».

Cette enquête a révélé des images, des noms et des documents concernant les officiers et soldats israéliens impliqués dans le meurtre de la fillette palestinienne Hind Rajab, âgée de cinq ans, tuée par les tirs des forces d’occupation israéliennes dans le quartier de Tel al-Hawa, au sud de la ville de Gaza, le 29 janvier 2024, en même temps que six membres de sa famille et deux équipes médicales venues tenter de la secourir.

Le Centre a estimé que cette enquête d’investigation, réalisée par le journaliste Tamer Al-Mishal, constitue une contribution qualitative aux efforts de documentation et de reddition des comptes.

Elle contient en effet des preuves et des données permettant d’identifier les auteurs du crime, et met à la disposition des institutions de défense des droits humains et des instances judiciaires internationales des éléments sur lesquels s’appuyer pour engager des poursuites officielles contre les officiers et soldats ayant mené l’attaque, afin de les traduire en justice internationale.

Le Centre a affirmé que les informations présentées dans l’enquête, retraçant le parcours de plusieurs officiers et soldats impliqués dans d’autres crimes de guerre — dont certains détiennent des passeports européens — imposent aux États concernés une obligation légale et morale de les poursuivre et de les juger, conformément au principe de la compétence universelle énoncé par le droit international.

Le Centre a également salué le rôle professionnel joué par l’équipe de l’émission et la complémentarité de son travail avec les efforts de la Fondation Hind Rajab pour révéler les détails d’un crime que l’État d’Israël a tenté d’effacer.

Il a souligné que les médias libres constituent la première ligne de défense face au crime de génocide et aux crimes de guerre, et que la documentation des faits et leur exposition à l’opinion publique internationale représentent l’un des moyens les plus importants pour réaliser la justice et garantir l’équité envers les victimes.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a également exprimé son appréciation pour les efforts exceptionnels de la Fondation Hind Rajab dans la mise au jour des rôles joués par des officiers et soldats israéliens responsables de crimes précis, notamment dans le cas du meurtre de la fillette Hind Rajab, ainsi que dans la poursuite des personnes impliquées où qu’elles se trouvent.

Le Centre a appelé à renforcer la coopération entre les organisations de défense des droits humains opérant dans les territoires palestiniens occupés et les différents médias, afin de développer des enquêtes et des productions médiatiques conjointes.

Le Centre a déclaré que le meurtre de la fillette Hind Rajab ne constitue pas un incident isolé, mais s’inscrit dans un schéma israélien récurrent de ciblage des civils et d’entrave aux opérations de secours et d’évacuation, en violation flagrante des règles du droit international humanitaire et des Conventions de Genève, notamment du principe de protection des enfants en temps de conflit armé.

Le Centre des droits humains a appelé les médias locaux et internationaux à intensifier leurs efforts pour accéder à la bande de Gaza et mener des enquêtes de terrain indépendantes, afin de révéler les épisodes de génocide, les crimes spécifiques et les violations graves commises par l’armée israélienne, ainsi que ses actions systématiques visant à les dissimuler par la mise à mort de témoins, la restriction de la couverture médiatique et l’interdiction d’accès aux journalistes internationaux.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a souligné la nécessité de prendre en compte les éléments présentés dans l’enquête d’investigation dans le cadre des dossiers des enquêtes internationales en cours sur les crimes israéliens dans la bande de Gaza.

Le Centre a appelé la Commission d’enquête internationale indépendante et le bureau du Procureur de la Cour pénale internationale à inclure le meurtre de la fillette Hind Rajab dans leurs enquêtes en cours sur les crimes commis à Gaza.

Il a également exhorté les organisations de presse internationales et les syndicats de journalistes à renforcer la protection des journalistes et à soutenir le journalisme d’investigation qui révèle les crimes, documente les preuves et contribue à la constitution d’un registre fiable des violations.

Il a également exhorté les institutions académiques et médiatiques à intégrer les questions de justice et de reddition des comptes dans leurs programmes de formation et leurs recherches, afin de développer les outils du journalisme des droits humains au service de la vérité et de l’équité.

Le Centre de Gaza pour les droits de l’homme a renouvelé son engagement à poursuivre la documentation des crimes et la traque de leurs auteurs, soulignant que la justice commence par la révélation de la vérité, et que le rôle des médias libres demeure un pilier essentiel pour protéger les droits humains et prévenir l’impunité.

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