Gaza – 4 octobre 2025
Le Centre Gaza pour les droits de l’homme a condamné la poursuite par les forces de l’armée israélienne de violations graves contre les civils palestiniens dans la bande de Gaza, malgré l’appel public lancé hier soir par le président américain Donald Trump demandant à Israël de mettre fin aux bombardements sur le territoire.
Le Centre a affirmé, dans un communiqué publié ce samedi, que son équipe sur le terrain a documenté 59 opérations de bombardement aérien et d’artillerie menées par les forces israéliennes en moins de 16 heures après la demande de Trump.
Ces attaques ont visé des zones densément peuplées, des quartiers civils et des infrastructures vitales, parmi lesquelles des habitations, des commerces, des routes principales et des installations de services publics.
Il a indiqué que ces attaques ont causé la mort de 34 Palestiniens, dont 27 dans la ville de Gaza, 5 à Khan Younès et 2 dans le centre de la bande, en plus de dizaines de blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants. Les bombardements ont également provoqué d’importantes destructions de biens privés et publics.
Il a également rapporté avoir documenté la mort d’une fillette et plusieurs blessés lors d’un bombardement mené par un hélicoptère israélien sur le camp de Nuseirat, au centre de la bande de Gaza, ce matin. Le communiqué mentionne aussi l’explosion de véhicules piégés au milieu des habitations dans le quartier de Sabra, au sud de la ville de Gaza.
Le Centre a également documenté la mort d’un civil à la suite d’un bombardement aérien israélien ayant visé une maison dans la rue Al-Yarmouk, dans la ville de Gaza.
De plus, six autres personnes ont été tuées, tandis que d’autres ont été blessées ou portées disparues, lors d’un raid aérien israélien à l’aube ayant frappé deux maisons appartenant aux familles Al-Mazloum et Al-Rafati dans le quartier d’Al-Tuffah, au nord-est de la ville de Gaza.
Le Centre a également documenté la mort de deux enfants et la blessure de huit autres personnes lors d’un bombardement effectué par un drone israélien ayant visé une tente de déplacés dans la zone d’Al-Mawasi, au nord-ouest de Khan Younès.
Le Centre a souligné que la poursuite de ces attaques prouve que les autorités d’occupation continuent de commettre des crimes qui s’apparentent à des crimes de guerre et à des crimes de génocide, ignorant tous les appels à mettre fin à ces massacres, y compris la dernière demande du président américain.
Il a ajouté que ces actes se déroulent dans un climat d’impunité totale, favorisé par la protection politique et militaire dont bénéficie Israël de la part de plusieurs pays, en premier lieu les États-Unis.
Le centre a souligné que ces attaques continues interviennent à un moment où le secteur traverse une crise humanitaire étouffante en raison du siège total et du déplacement de centaines de milliers d’habitants, ainsi que de l’effondrement quasi total des infrastructures, y compris les réseaux d’électricité, d’eau et d’assainissement, sans oublier la cible des établissements médicaux qui souffrent déjà d’une grave pénurie de médicaments et de fournitures.
Le centre a rappelé à la communauté internationale que le ciblage des civils et des infrastructures civiles est interdit en vertu du droit international humanitaire, en particulier les Conventions de Genève, et que le silence de la communauté internationale constitue un encouragement pour Israël à poursuivre sa politique de terre brûlée.
Le centre des droits de l’homme a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités, à obliger Israël à mettre fin au génocide qui dure depuis deux ans, à accélérer l’enquête sur les crimes en cours et à garantir la reddition de comptes des responsables de ces crimes.



